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Cannabinoïdes : la famille entière, du CBGA au 2-AG

Definition
Le mot cannabinoïde couvre deux séries de molécules. D'un côté celles que fabrique le chanvre, comme le CBD, le CBG ou l'acide cannabigérolique. De l'autre celles que produit l'organisme, comme le 2-arachidonoylglycérol, plus connu sous son sigle 2-AG.
Deux origines derrière un même mot
1998. Cette année-là, Fellermeier et Zenk décrivent une transférase du chanvre capable de greffer un groupe prényle sur l'olivétolate. Le produit de la réaction porte un nom précis : acide cannabigérolique [2]. Dans ce même travail, cette molécule est désignée comme le précurseur du tétrahydrocannabinol. Premier repère, côté plante.
Côté organisme, le lexique bascule. Le 2-arachidonoylglycérol, que tout le monde écrit 2-AG, ne se récolte pas. Il est produit par le corps. La littérature le présente comme le second endocannabinoïde principal, et généralement le plus abondant des deux. Aucune occurrence dans le cannabis n'est renseignée pour lui. Même racine dans le nom, deux provenances qui n'ont rien en commun.
| Groupe | Lieu de production | Molécule citée | Repère |
|---|---|---|---|
| Phytocannabinoïdes | tissus du chanvre et du cannabis | acide cannabigérolique | travaux de 1998 [2] |
| Phytocannabinoïdes | tissus du chanvre et du cannabis | tétrahydrocannabinol | issu du précurseur nommé en 1998 [2] |
| Endocannabinoïdes | organisme | 2-arachidonoylglycérol (2-AG) | second endocannabinoïde principal |
| Endocannabinoïdes | organisme | anandamide | nommé à côté du 2-AG |
Cette séparation mérite d'être posée avant tout le reste. Les phytocannabinoïdes sortent d'un tissu végétal. Les endocannabinoïdes sortent d'un métabolisme. Les deux séries voisinent dans le même chapitre de chimie parce que leurs structures se ressemblent, pas parce qu'elles partagent une origine. Dès qu'on écrit endocannabinoïdes, deux noms reviennent : le 2-AG et l'anandamide.
Le mot cannabinoïde, lui, ne dit rien d'une quantité. Une molécule peut être nommée dans un inventaire et rester présente à l'état de traces dans la plante. Deux questions distinctes, donc. Est-ce que la molécule existe. Et combien en trouve-t-on.
Trois dates, trois contenus
Trois repères suffisent à cadrer le sujet, et ils ne racontent pas la même chose. Une expérience de chimie végétale en 1998. Une revue d'ensemble en 2005. Un relevé de quantité en 2019. Chacun se lit dans sa propre colonne, sans transfert d'une ligne à l'autre.
| Année | Travail | Objet | Mention retenue |
|---|---|---|---|
| 1998 | Fellermeier et Zenk [2] | prénylation de l'olivétolate par une transférase du chanvre | acide cannabigérolique obtenu, désigné précurseur du tétrahydrocannabinol |
| 2005 | ElSohly et Slade [1] | constituants chimiques du cannabis | un mélange complexe de cannabinoïdes naturels |
| 2019 | relevé sur le cannabis | quantité | traces, très faibles quantités |
Une revue n'est pas une expérience. Le travail de 2005 rassemble et ordonne ce qui avait été publié sur les constituants chimiques de la plante, et la formule qui en est restée, un mélange complexe de cannabinoïdes naturels, décrit un inventaire [1]. Pas une mesure. Le travail de 1998 fonctionne autrement : une enzyme, un substrat, et une molécule identifiée en sortie [2].
Le troisième repère joue encore un autre rôle. Dire d'un composé qu'il apparaît à l'état de traces, c'est parler de teneur, pas d'existence. Deux échantillons peuvent porter les mêmes noms de cannabinoïdes sur une liste et afficher des chiffres éloignés sur un rapport. La composition se vérifie donc lot par lot, jamais à partir d'une liste de noms recopiée quelque part.
Dix points, du plant au rapport de lot
La famille se lit dans un ordre. Celui de la chimie végétale d'abord, celui du corps ensuite, celui du document imprimé en dernier.
- La prénylation de l'olivétolate par une transférase du chanvre, réaction décrite en 1998 [2].
- L'acide cannabigérolique, produit de cette réaction, nommé dans le même travail comme précurseur du tétrahydrocannabinol [2].
- Les formes acides, reconnaissables au A final de leur sigle : CBGA, THCA, CBDA.
- Les formes neutres, celles qui figurent sur la plupart des étiquettes : CBD, CBG, CBN, CBC.
- Le CBN, qui se lit dans son propre chapitre plutôt qu'au fil d'une liste générale.
- L'inventaire d'ensemble, tel que la revue de 2005 d'ElSohly et Slade le présente pour les constituants chimiques du cannabis [1].
- La teneur, question séparée du nom : un relevé de 2019 sur le cannabis fait état de quantités très faibles, à l'état de traces.
- Les endocannabinoïdes, produits par l'organisme, avec le 2-AG comme second endocannabinoïde principal et l'anandamide à côté de lui.
- Les terpènes, qui forment une autre liste, celle de la fraction odorante du chanvre, et dont les noms n'entrent pas dans le décompte des cannabinoïdes.
- Le rapport de lot, dernier maillon, où se lit la teneur mesurée d'un extrait, format par format.
Les six premiers points relèvent de la plante et de son enzymologie. Le septième change de nature : il porte sur un chiffre. Les deux suivants appartiennent à deux vocabulaires voisins, celui du corps et celui de l'arôme. Le dernier est le seul qui se tienne dans la main, sous forme de document. Le mot extraction, au passage, recouvre des procédés distincts, l'extraction au CO2 supercritique parmi eux, et il agit sur ce qui se retrouve dans le concentré, pas sur ce que la plante a fabriqué avant la récolte.
Le système endocannabinoïde, et les mots qui l'entourent
Le système endocannabinoïde désigne un ensemble décrit en physiologie : des récepteurs, dont les récepteurs CB1 et CB2, et des molécules de signalisation produites par l'organisme. Le 2-AG en fait partie, comme second endocannabinoïde principal et généralement le plus abondant des deux. L'anandamide occupe la ligne voisine. Ce lexique appartient au corps, et il garde ses propres noms.
Les phytocannabinoïdes appartiennent à la plante. Leur point de départ est chimique et daté : une transférase, un groupe prényle, un olivétolate, un acide cannabigérolique [2]. Rien dans ce mécanisme ne se confond avec la production d'un endocannabinoïde chez un être vivant qui n'a jamais vu un plant de chanvre.
Les terpènes forment une troisième liste. Ce sont les molécules de la part odorante, celles qui donnent au chanvre frais son odeur reconnaissable. Elles se rangent par nombre de carbones, elles se dosent séparément sur un rapport d'analyse, et elles ne rejoignent jamais la colonne des cannabinoïdes.
CBD d'abord, CBG et CBN ensuite
Cibdol travaille les cannabinoïdes depuis 2014. Le CBD a servi de point de départ. Le CBG, puis le CBN, se sont ajoutés ensuite, sur deux appuis : les publications disponibles d'un côté, le travail d'extraction de l'autre. Trois molécules, trois entrées distinctes au catalogue.
Le format, lui, ne change pas la chimie. Une huile CBG et des gélules CBD reposent sur les mêmes molécules nommées plus haut, présentées autrement. Ce qui varie d'un flacon à l'autre, c'est la teneur, et elle se lit sur le certificat d'analyse du lot, à côté du nom de chaque cannabinoïde recherché.
Questions fréquentes
4 questionsLe 2-AG se trouve-t-il dans le chanvre ?
Pourquoi l'acide cannabigérolique ouvre-t-il la liste ?
Que consigne la revue d'ElSohly et Slade de 2005 ?
Depuis quand le CBG et le CBN figurent-ils au catalogue Cibdol ?
À propos de cet article
Luke Sholl écrit sur les cannabinoïdes, le CBD et, plus largement, les bienfaits de la nature depuis 2011. Son parcours comprend une expérience directe de la culture du cannabis, de la graine à la récolte, en terre, sur
Cet article wiki a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par Luke Sholl, Rédacteur spécialisé dans le CBD et le bien-être. Supervision éditoriale par Joshua Askew.
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Dernière relecture le 26 août 2026
Références (2)
- [1]ElSohly, M.A. and Slade, D. (2005). Chemical constituents of marijuana: the complex mixture of natural cannabinoids. DOI: https://doi.org/10.1016/j.lfs.2005.09.011
- [2]Fellermeier, M. and Zenk, M.H. (1998). Prenylation of olivetolate by a hemp transferase yields cannabigerolic acid, the precursor of tetrahydrocannabinol. DOI: https://doi.org/10.1016/s0014-5793(98)00450-5
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