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Cannabidivarine (CBDV) : chaîne propyle, nomenclature et présence dans le chanvre

Still life with a Cibdol product introducing CBDV (Cannabidivarin): Structure, Naming and Occurrence
Cibdol · Cannabidivarine (CBDV) : chaîne propyle, nomenclature et présence dans le chanvre

Definition

La cannabidivarine, abrégée CBDV, est décrite dans la littérature chimique comme l'analogue propylique du cannabidiol : même architecture moléculaire, une chaîne latérale à trois carbones au lieu de cinq [1]. Dans la nomenclature des cannabinoïdes, la terminaison varine sert justement de marqueur pour cette chaîne courte. Elle figure parmi les cannabinoïdes identifiés dans les relevés de composition du cannabis.

Une lettre en plus, trois carbones en moins

Pourquoi deux molécules presque superposables portent-elles deux noms différents ? La cannabidivarine se range dans la même classe de cannabinoïdes végétaux que le CBD, le CBG, le CBC et le CBN, et la littérature chimique la décrit comme l'analogue propylique du cannabidiol [1]. Le squelette est le même. La queue est plus courte.

Le détail paraît mince, et il suffit à ouvrir une entrée distincte dans les inventaires. Le système de cycles, la position des doubles liaisons et les groupes hydroxyles sont identiques dans les deux molécules [1]. Ce qui bouge, c'est la chaîne latérale, ce petit segment de carbones accroché au cycle aromatique. Cinq carbones du côté du cannabidiol, trois du côté de la cannabidivarine. Rien d'autre ne change dans la formule.

Le suffixe fait le reste du travail. Les relevés de chimie végétale ont mis en évidence des équivalents propyliques pour plusieurs cannabinoïdes pentyles, et la terminaison varine sert de marqueur de chaîne courte [1]. Un nom, une longueur, et une place dans le tableau.

  • Nom complet : cannabidivarine. Abréviation courante dans les publications : CBDV.
  • Rapport au cannabidiol : analogue propylique, donc même structure avec une chaîne plus courte [1].
  • Strictement communs aux deux molécules : le système de cycles, les positions des doubles liaisons, les groupes hydroxyles [1].
  • Seul point de divergence : le nombre de carbones portés par la chaîne latérale.
  • Lecture du suffixe : varine signale la chaîne courte, et ne dit rien du reste de la molécule.

Pentyle et propyle : quatre entrées côte à côte

CannabinoïdeChaîne latéraleCarbonesLecture de la ligne
Cannabidiol (CBD)Pentyle5La forme longue, celle qui sert de référence dans les inventaires de constituants du cannabis. Le nom ne mentionne aucune chaîne, parce que cette longueur tient le rôle de version par défaut dans la nomenclature [1].
Cannabidivarine (CBDV)Propyle3Deux carbones de moins, et rien d'autre de modifié. Cycles, doubles liaisons et groupes hydroxyles restent superposables à ceux du cannabidiol, ce qui explique la parenté des deux noms [1].
Tétrahydrocannabinol (THC)Pentyle5Deuxième couple documenté par les mêmes relevés de composition. Sa présence dans le tableau montre que la règle de nommage ne concerne pas le seul cannabidiol, mais une série de cannabinoïdes pentyles [1].
TétrahydrocannabivarinePropyle3Le même écart de deux carbones, la même terminaison. La mise en paires pentyle contre propyle relève d'une comptabilité structurale : elle classe des molécules, elle n'établit aucun ordre entre elles.
Les quatre ensemblePropyle face à pentyle3 face à 5Une seule variable change d'une paire à l'autre. C'est elle qui fait basculer le nom, et aucune autre différence de formule ne vient compliquer la comparaison entre les deux colonnes.

De l'acide cannabigérolique à la voie des varines

  1. Le point de départ est une prényltransférase du chanvre, l'enzyme qui assemble les deux morceaux de départ de la molécule [2].
  2. Deux substrats se présentent devant elle : le pyrophosphate de géranyle d'un côté, l'acide olivétolique de l'autre [2].
  3. Le produit de cette prénylation est l'acide cannabigérolique, noté CBGA, précurseur acide commun des cannabinoïdes à chaîne pentyle [2].
  4. La voie des varines ne remplace qu'une seule pièce : à la place de l'acide olivétolique, un acide résorcinolique portant une chaîne à trois carbones [2].
  5. La prénylation elle-même ne bouge pas. Même partenaire géranyle, même type de réaction, même logique d'assemblage [2].
  6. Ce qui sort de cette variante n'est donc pas l'acide cannabigérolique, mais l'acide cannabigérovarinique [2].
  7. Conséquence directe pour la lecture d'un nom : la longueur de la chaîne est fixée en amont, au niveau du précurseur acide, et non sur la molécule finie.
  8. Cette ligne principale de la biosynthèse a été cartographiée à la fin des années 1990, et c'est sur elle que reposent les schémas encore reproduits aujourd'hui.

Dans un extrait, le CBDV voyage avec le reste du profil

  1. Dans les relevés de composition du cannabis, la cannabidivarine figure parmi les cannabinoïdes identifiés : un nom, une structure, une place dans la liste [1].
  2. Prises comme groupe, les varines se situent à des concentrations typiquement très en dessous de celles des cannabinoïdes pentyles [1].
  3. La molécule est lipophile et sa solubilité dans l'eau est faible, comme pour les autres cannabinoïdes du même profil.
  4. Lors d'une extraction au CO2 supercritique standard, elle accompagne le profil de la matière première, sans étape qui lui soit propre.
  5. Les terpènes, c'est-à-dire la part aromatique du chanvre, occupent une colonne séparée sur un rapport d'analyse : autres molécules, autre famille chimique.
  6. Le système endocannabinoïde renvoie encore à un autre inventaire, celui des récepteurs CB1 et CB2 et des endocannabinoïdes produits par l'organisme. Nommer une molécule végétale ne remplit pas cette colonne.
  7. Côté catalogue, aucun produit Cibdol n'est construit autour de la cannabidivarine. Les gélules CBD et l'huile CBG portent d'autres cannabinoïdes, indiqués sur l'étiquette.
  8. Pour un lot donné, la composition se lit sur le certificat d'analyse établi par un laboratoire indépendant, cannabinoïde par cannabinoïde.

Récapitulatif : six données et leur provenance

DonnéeCe qu'elle établitProvenance
ClassementCannabinoïde d'origine végétale, décrit comme l'analogue propylique du cannabidiol, voisin de tableau du CBD, du CBG, du CBC et du CBNInventaire des constituants du cannabis [1]
Chaîne latéraleTrois carbones, contre cinq pour la forme pentyle, le reste de la structure demeurant identiqueComparaison structurale publiée [1]
Précurseur acideAcide cannabigérovarinique, formé par prénylation d'un acide résorcinolique à trois carbones, et non acide cannabigéroliqueTravaux sur la prénylation dans le chanvre, fin des années 1990 [2]
Comportement en solutionMolécule lipophile, faible solubilité dans l'eau, d'où sa présence dans les fractions grasses de l'extraitCaractéristiques physico-chimiques de la famille
Où se lit une teneurSur le rapport du lot, quel que soit le format retenu : flacon compte-gouttes, gélules CBD ou huile CBGCertificat d'analyse, laboratoire indépendant
Depuis 2014Le travail de Cibdol sur les cannabinoïdes, avec la même règle des deux côtés : ce qui est nommé doit se retrouver sur le document du lotRepère de marque

Questions fréquentes

Pourquoi les varines apparaissent-elles à des teneurs si basses dans les relevés ?
Les inventaires des constituants du cannabis citent la cannabidivarine parmi les cannabinoïdes identifiés, tout en plaçant les varines, considérées comme groupe, à des concentrations nettement inférieures à celles des cannabinoïdes pentyles [1]. L'explication est biosynthétique : le précurseur à trois carbones reste minoritaire face à celui qui mène à l'acide cannabigérolique [2].
La cannabidivarine et le cannabidiol partagent-ils le même précurseur acide ?
Non. La prénylation de l'acide olivétolique par une enzyme du chanvre conduit à l'acide cannabigérolique, précurseur acide commun des cannabinoïdes à chaîne pentyle [2]. La voie des varines mobilise plutôt un acide résorcinolique à trois carbones, d'où résulte l'acide cannabigérovarinique [2]. Même réaction, deux substrats d'entrée, deux précurseurs distincts.
Le CBDV se dissout-il dans l'eau ?
Sa solubilité dans l'eau est faible, car il s'agit d'une molécule lipophile, comme les autres cannabinoïdes de ce profil. Un extrait de chanvre se présente donc dans un corps gras plutôt que dans une base aqueuse, et la cannabidivarine suit le profil obtenu lors d'une extraction au CO2 supercritique classique.
En quelle période la voie principale a-t-elle été décrite ?
La description de cette ligne principale, du pyrophosphate de géranyle et de l'acide olivétolique jusqu'à l'acide cannabigérolique, remonte à la fin des années 1990 [2]. Les schémas de biosynthèse publiés ensuite reprennent ce tracé, la voie des varines s'y rattachant par substitution du partenaire résorcinolique.

À propos de cet article

Luke Sholl écrit sur les cannabinoïdes, le CBD et, plus largement, les bienfaits de la nature depuis 2011. Son parcours comprend une expérience directe de la culture du cannabis, de la graine à la récolte, en terre, sur

Cet article wiki a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par Luke Sholl, Rédacteur spécialisé dans le CBD et le bien-être. Supervision éditoriale par Joshua Askew.

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Dernière relecture le 26 août 2026

Références (2)

  1. [1]ElSohly, M.A. and Slade, D. (2005). Chemical constituents of marijuana: the complex mixture of natural cannabinoids. DOI: https://doi.org/10.1016/j.lfs.2005.09.011
  2. [2]Fellermeier, M. and Zenk, M.H. (1998). Prenylation of olivetolate by a hemp transferase yields cannabigerolic acid, the precursor of tetrahydrocannabinol. DOI: https://doi.org/10.1016/s0014-5793(98)00450-5

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