Le CBD a-t-il des effets indésirables ? Ce que rapportent les études

Definition
Dans les publications scientifiques, un effet indésirable est une expérience non souhaitée consignée pendant une étude, sous des quantités fixées et sur une période fixée. Trois travaux servent de socle à cette question : une revue de données cliniques de 2017, un essai de phase précoce de 2018 et une revue systématique des mesures humaines de pharmacocinétique. Voici ce que chacun a enregistré, et là où l'enregistrement s'arrête.
Le mot « rapporté », tel qu'un protocole l'emploie
Vingt-trois heures, un onglet resté ouvert sur un forum. Quelqu'un y a recopié une liste à puces trouvée ailleurs, sans indiquer sa provenance. Trois lignes, aucune source, et l'impression que la question est réglée. Dans la littérature publiée, la mécanique est autre : essais et revues rassemblent des observations rapportées par les participants, sous des quantités fixées, sur des périodes fixées, en conditions surveillées.
Un protocole définit l'effet indésirable de façon très large. Toute expérience non souhaitée consignée pendant l'étude entre dans la colonne, et le jugement sur son lien avec la substance administrée n'intervient pas à ce stade. D'où une conséquence qu'on oublie en recopiant des listes : « rapporté » signifie enregistré au cours de l'étude, ce qui ne veut pas dire causé par le cannabidiol dans chaque cas.
Fatigue, digestion, appétit : les entrées qui reviennent
La revue de données cliniques publiée en 2017 par Iffland et Grotenhermen recense les effets indésirables les plus souvent rapportés dans les études consacrées au cannabidiol [1]. Trois entrées reviennent d'un essai examiné à l'autre : la fatigue, la diarrhée, ainsi que des variations d'appétit et de poids [1]. La même revue note en outre un profil favorable du cannabidiol face à d'autres substances, dans les essais qu'elle couvre [1].
Quantité, durée, groupe, formulation : quatre variables réunies
Une revue additionne des travaux qui ne se ressemblent pas. Les quantités administrées diffèrent. Les durées aussi, les groupes de participants également, la formulation encore. La sortie prend donc la forme de listes d'entrées, et non de pourcentages [1].
Agrégation d'un côté, conditions fixées de l'autre
| Travail cité | Nature du travail | Ce qui a été observé | Ce que le texte borne lui-même |
|---|---|---|---|
| Revue de données cliniques, 2017 [1] | Agrégation de publications déjà parues | Les effets indésirables les plus souvent rapportés dans les études sur le cannabidiol : fatigue, diarrhée, variations d'appétit et de poids | Quantités, durées, groupes et formulations réunis ne se recouvrent pas, ce qui laisse une liste plutôt qu'une fréquence chiffrée |
| Revue systématique de pharmacocinétique humaine, 2018 [2] | Agrégation de mesures faites chez des personnes | La quantité de cannabidiol retrouvée dans la circulation, et son déplacement selon la voie d'administration et selon la quantité administrée | La dégradation passe par des systèmes enzymatiques du foie, également voie d'élimination d'une longue liste de substances délivrées sur ordonnance |
| Essai de phase précoce, 2018 [3] | Conditions fixées à l'avance, observation dans ces conditions | Constats de tolérance et mesures pharmacocinétiques chez des volontaires en bonne santé recevant du cannabidiol hautement purifié | Les événements consignés sont ceux de la fenêtre d'étude, sans prolongement au-delà de cette fenêtre |
| Les trois ensembles réunis | Étude à périmètre défini | Un groupe défini, des conditions définies, une sortie enregistrée et publiée | Aucune prédiction ne se déduit de ces relevés pour une personne précise en dehors de l'essai |
Là où le métabolisme entre en jeu
Deuxième facteur au dossier, après la définition des colonnes : le métabolisme. La revue systématique de Millar de 2018 rapporte que le cannabidiol est dégradé par des systèmes enzymatiques du foie, les familles du cytochrome P450, qui servent aussi de voie d'élimination à une longue liste de substances délivrées sur ordonnance [2]. Le même travail rassemble les mesures faites chez des personnes : la quantité de cannabidiol retrouvée dans la circulation, et son déplacement selon la voie d'administration et selon la quantité administrée [2]. Deux relevés distincts, un seul organe au centre.
Une revue agrège des travaux déjà parus. Un essai contrôlé fixe les conditions, puis observe dans ces conditions. Les deux niveaux de preuve ne répondent pas à la même question, et se lisent séparément.
- La part mesurée : l'exposition humaine suivie et rassemblée dans les revues de pharmacocinétique [2].
- La voie nommée : la dégradation hépatique, partagée avec des substances prises sur ordonnance [2].
- La part consignée : les quantités et les durées d'un essai, arrêtées à l'avance, avec des relevés pendant l'étude [3].
- Le reste : les situations qui n'entraient pas dans le plan des essais publiés, dont un usage soutenu sur plusieurs années [3].
- Un autre chapitre de vocabulaire : le système endocannabinoïde, les récepteurs CB1 et CB2, les terpènes. Les trois travaux cités portent sur l'exposition mesurée et sur les observations enregistrées.
Sept lignes du protocole de Taylor, 2018
- Un plan de phase précoce, tel qu'il est décrit dans la publication : randomisé, mené en double aveugle, avec un bras contrôlé par placebo [3].
- Des volontaires en bonne santé comme population de l'essai, et du cannabidiol hautement purifié comme substance administrée d'un bout à l'autre du protocole [3].
- Un premier bras construit sur des administrations uniques, avec des quantités croissantes d'un palier au suivant [3].
- Un deuxième bras construit sur des administrations répétées, ce qui n'est pas la même lecture qu'une prise isolée [3].
- Un troisième bras consacré à la comparaison d'une même administration selon la présence ou l'absence d'un repas [3].
- Deux familles de résultats en sortie : des constats de tolérance d'un côté, des mesures pharmacocinétiques de l'autre [3].
- La tolérance, dans les termes de l'essai : la poursuite des quantités assignées, et les relevés portés par les participants pendant l'étude [3].
- La couverture, enfin : les événements survenus dans la fenêtre d'étude, sans extension à ce qui se passe après elle [3].
Six écarts entre un relevé d'essai et une prise ordinaire
- L'état de santé de la personne, alors que le recrutement d'un essai de phase précoce retient des volontaires en bonne santé [3].
- Les autres substances prises en même temps, dont celles délivrées sur ordonnance : une question qui ne figurait pas dans le plan de l'essai cité [3].
- Le produit qui se trouve sous la main, flacon compte-gouttes, gélules de CBD ou huile de CBG, chacun avec son étiquette et son rapport de lot.
- L'exactitude avec laquelle la quantité est mesurée, là où un protocole travaille avec des quantités assignées et notées [3].
- La voie d'administration, que la revue de Millar de 2018 place parmi les variables déplaçant la quantité de cannabidiol retrouvée dans la circulation [2].
- Les groupes écartés au moment du recrutement, ainsi qu'un usage tenu sur plusieurs années : deux questions restées hors du plan des essais publiés [3].
Établi, rapporté, non chiffré
- Rapporté : la fatigue, la diarrhée, les variations d'appétit et de poids, recensées parmi les entrées récurrentes des études sur le cannabidiol [1].
- Rapporté également : un profil favorable en comparaison d'autres substances, tel que la revue de 2017 le note pour les essais qu'elle couvre [1].
- Examiné : la tolérance sous administration surveillée, chez des volontaires en bonne santé recevant du cannabidiol hautement purifié [3].
- Mesuré : l'exposition humaine, avec la voie d'administration et la quantité administrée comme variables de déplacement [2].
- Nommé : la dégradation par les systèmes enzymatiques du foie, voie commune à de nombreuses substances prises sur ordonnance [2].
- Non chiffré : des estimations de fréquence fiables au niveau d'une personne, puisque l'agrégation produit des listes d'entrées [1].
- Non établi : les profils sur des périodes longues, à des quantités qui ne sont pas celles des essais publiés.
- Non établi : les données concernant les groupes écartés au dépistage d'entrée des essais [3].
- Hors relevé : l'usage conjoint avec des substances délivrées sur ordonnance, question qui n'entrait pas dans le plan de l'essai de 2018 [3].
Questions fréquentes
4 questionsUn événement noté pendant une étude a-t-il forcément le cannabidiol pour cause ?
Quelle place la revue de 2017 accorde-t-elle à la comparaison avec d'autres substances ?
Les usages tenus sur plusieurs années figurent-ils dans les essais cités ?
Peut-on tirer une fréquence individuelle des listes publiées ?
À propos de cet article
Luke Sholl écrit sur les cannabinoïdes, le CBD et, plus largement, les bienfaits de la nature depuis 2011. Son parcours comprend une expérience directe de la culture du cannabis, de la graine à la récolte, en terre, sur
Cet article wiki a été rédigé avec l’aide de l’IA et relu par Luke Sholl, Rédacteur spécialisé dans le CBD et le bien-être. Supervision éditoriale par Joshua Askew.
Avertissement médical. Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé qualifié avant d'utiliser toute substance.
Dernière relecture le 27 août 2026
Références (3)
- [1]Iffland, K. and Grotenhermen, F. (2017). Cannabis and Cannabinoid Research. DOI: https://doi.org/10.1089/can.2016.0034
- [2]Millar, S.A. et al. (2018). A Systematic Review on the Pharmacokinetics of Cannabidiol in Humans. DOI: https://doi.org/10.3389/fphar.2018.01365
- [3]Taylor, L. et al. (2018). A Phase I, Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled, Single Ascending Dose, Multiple Dose, and Food Effect Trial of the Safety, Tolerability and Pharmacokinetics of Highly Purified Cannabidiol in Healthy Subjects. DOI: https://doi.org/10.1007/s40263-018-0578-5
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